Biologie de l'épeautre

 

      

                                                 Lors du battage,

on obtient non pas des grains nus,

mais des épillets entiers,

avec leurs glumes et glumelles,

ainsi qu'un segment du rachis.          

Au contraire des autres blés vêtus diploïdes et tétraploïdes,  

        c'est le segment situé au-dessus de l'insertion de l'épillet  qui reste adhérent,

et non celui situé au-dessous.

_peautre

      
        

Histoire de l'épeautre

 

       

L'épeautre apparaît au 5e millénaire av. JC.,

et peut-être déjà  au 6e millénaire,

au sud-est de la Caspienne.

Dès 4700  av. JC.,

on le retrouve en Moldavie,

puis vers 3750 av. JC. en Bulgarie.          

Il s'agit au début d'impuretés dans des cultures d'engrais  ou d'amidonnier,

puis de cultures pures d'épeautre.

A l'âge du  Bronze et du Fer,

il est bien établi dans toute l'Europe centrale et du Nord.

 

Les Romains ont   adopté tardivement (301 après JC.)

le nom de spelta,    

       d'origine germanique,

et plus précisément de Pannonie    selon Saint-Jérôme.

Mais très tôt, ce nom  semble avoir désigné à la fois le grand épeautre 

       et le petit épeautre          

.L'extension de sens du nom allemand Spelz et de ses équivalents dans  les autres langues à tous les blés vêtus a été   entretenue par le fait que Spelzen désigne les "           enveloppes " (glumes et glumelles) des blés.

En grec, on pense que le zeopyron,

cité tardivement par Galien,

était  également l'épeautre.

       

L'épeautre   était très estimé au Moyen-Age.

Pour Hildegarde   de Bingen :

"Le spelta est un excellent grain,

de nature chaude,

gros et plein de force,

et plus doux que les autres grains :    

      à celui qui le mange,

il donne une chair de qualité,

et   fournit du sang de qualité.

Il donne un esprit joyeux et met   de l'allégresse dans l'esprit de l'homme.

Sous quelque forme  qu'on le mange,

soit sous forme de pain,

soit dans d'autres préparations,       

   il est bon et agréable."

 

L'épeautre est longtemps resté préféré dans certaines régions européennes pour son goût,

mais il demandait une opération de plus que le blé tendre,

le décorticage.

Avec la disparition au XIXe siècle des moulins artisanaux qui détenaient ce savoir-faire, 

         l'épeautre a pratiquement disparu.

Le gruau d'épeautre a dû également reculer devant la semoule de blé dur.

De nos jours,

il fait partie des céréales recherchées  par les tenants de l'agriculture biologique et d'une alimentation diététique,  

        et connaît un regain d'intérêt.

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  Géographie  de l'épeautre

 

La géographie  de la culture de l'épeautre est difficile à établir,  

        car il s'agit d'une culture relique,

qui n'est pas distinguée du blé tendre dans les statistiques.

Un de ses bastions est les Ardennes belges avec 10 000 ha,

mais on le trouve en Allemagne ,

au Luxembourg,

en Suisse,

en Autriche,

en Roumanie,

en Espagne,

en Suède,  

         en Turquie,

au Caucase,

en Asie centrale,

en Iran et dans  les oasis d'Afrique du Nord.

 

        En France, il est  cultivé en Alsace

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