C'est la pleine période de la galette des Rois et il serait bien dommage de ne pas parler de cet évènement si souvent représenté par les artistes, et ce, depuis de nombreux siècles, et entre autre par Jacob Jordaens (1593-1678), un des plus grands peintres flamands du 17ème siècle avec Pierre Paul Rubens et Antoon Van Dyck.  

                                                     
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            Derrière une table richement garnie de vaisselle précieuse, de gaufres, de vin et d'une galette, un personnage rond, jovial, à la figure avenante et à la barbe blanche occupe le centre de la scène. Autour de lui, la famille au grand complet : de la grand mère aux multiples rides et au sourire édenté, au poupon grimaçant aux fesses dodues que sa mère lange.          

         

            La fête bat son plein et la famille est en liesse.Les visages sont joyeux, les coupes sont pleines, un joueur de cornemuse met de la gaïté par ses ritournelles joyeuses, il est temps de trinquer en hommage au roi de la soirée!          

       
          Le Roi boit, Jacob Jordaens,
          1640, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-arts.        
 

    Tout le monde se lève pour fêter ce roi éphémère au risque de renverser un plateau plein de cruches et de verres au grand dam de son porteur : Les bouches crient : "le Roi boit!"
   
 

          

Au centre de la scène par la lumière, les gestes, les regards, ce vieillard courronné a découvert la fève cachée dans la galette. Roi pour la soirée, il peut choisir sa cour parmi ses convives.
L'épiphanie est fêtée le 6 janvier et célèbre l'arrivée des Rois Mages auprès de Jésus. Cette fête a été placée à cette date par l'Eglise pour contrecarrer les anciennes célébrations païennes.

      Cette tradition de "tirer les Rois" trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique (Fêtes en l'honneur du Dieu Saturne, où pour quelques jours, les esclaves jouissaient d'une apparente liberté.) qui avaient lieu pendant la période de l'Avent. Elle explique le pourquoi de la galette et des rois qui n'ont rien de divin. C'est sans aucun rapport avec les Rois mages puisque la galette ou brioche en couronne, par sa forme ronde et sa couleur dorée, est plutôt un symbole solaire pour célébrer les jours qui rallongent et le retour de la belle saison.

      

Peintre de scène de genre, Jordaens reproduit avec une extrême justesse les expressions triviales et surtout celle de l'ivresse. Il crée par des formes grandioses à l'allure héroïque une scène mouvementée, aux personnages truculents, pleins de vigueur et, par la chaleur de l'exécution et le traitement de la couleur se hisse au rang de Pierre Paul Rubens, avec lequel il a collaboré pour quelques tableaux.

 

 

L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la     manifestation de Jésus, le Messie dans le monde. Elle a     lieu le 6 janvier. En France, puisque ce jour n'est pas chômé, elle est souvent reportée au dimanche suivant ou anticipée au dimanche précédent. Épiphanie est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια Epiphaneia qui signifie « manifestation » ou « apparition » (du verbe     φάινω phainô, « se manifester, apparaître, être évident » ). La fête s'appelle aussi Théophanie qui signifie « manifestation de Dieu ». Cet ancien nom subsiste aujourd'hui dans le prénom féminin Tiphaine (en anglais Tiffany). La fête était à l'origine, jusqu'à la fin du IVème siècle, la grande et unique fête chrétienne de la manifestation du Christ dans le monde : incarnation, Nativité, manifestation par la venue des mages, manifestation par la voix du Père et la colombe sur le Jourdain, manifestation par le miracle de Cana. Depuis l'introduction d'une fête de la Nativité (Noël) le 25 décembre, l'Épiphanie s'est spécialisée de façons diverses selon les confessions et a adopté des sens variés