06 novembre 2009
histoire de la coquille st Jacques

Coquille, on comprend bien pourquoi, mais Saint-Jacques ?
Tout
simplement parce qu'au Moyen Âge, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle,
en Galice, avaient pour coutume d'orner leurs manteaux de ses valves, en signe de reconnaissance.
Par ailleurs, cette coquille a longtemps garder un aspect décoratif
puisqu'elle a inspiré bien des styles architecturaux.

Côté gastronomie, la Saint-Jacques est consommé depuis
la nuit des temps.
Très prisée dans l'Antiquité,
les Romains l'accueillaient régulièrement dans leurs banquets.
Ce coquillage hermaphrodite lamellibranche (coquille à deux valves)
comme la moule et l'huître fait partie de la grande famille des mollusques.
On en dénombre pas moins de 400 espèces
à travers le monde, des littoraux aux fonds marins.
La "pecten maximus" que l'on considère comme la
véritable Saint-Jacques des pèlerins, vit dans l'Atlantique Nord.
De ce fait, on la produit en particulier en Écosse, en Irlande et
en Angleterre.
En France, c'est en Normandie et en Bretagne que la pêche en est abondante, notamment en baie de Saint-Brieuc.

On la pêche tout au long de l'année bien que l'essentiel de la récolte ait lieu entre mars et novembre.
La plupart du temps, on consomme sa partie blanche, qui s'avère
être le muscle, communément appelé noix.
A côté de celle-ci se trouve une partie rouge-orangée :
c'est le corail.
Celui-ci est la glande génitale de la Saint-Jacques, qui apparaît plusieurs mois avant sa période de reproduction.
Voilà pourquoi, selon la période de l'année
et sa provenance, elle en sera, ou pas, pourvue.
A savoir :
selon les régions du monde, le terme de Saint-Jacques ne désigne pas vraiment la même espèce.
Ainsi, au Canada, il fait référence à un mode de cuisson des pétoncles (une espèce bien plus petite et à la saveur un peu moins fine).
Celui-ci est d'ailleurs commercialisé décoquillé et sans corail.

15 octobre 2009
l'histoire de la moule

Histoire :
le hasard fait bien les moules
Si la culture de la moule existait déjà du temps des Romains, la mytiliculture ne fût réellement lancée qu'au XIIIème siècle, par l'Irlandais Patrick Walton.
De passage en France, et plus précisément dans la baie de l'Aiguillon,
il s'aperçut que les piquets, utilisés pour tendre les filets destinés
à attraper des oiseaux, croulaient sous le poids de moules venues
instinctivement s'y accrocher.
Conscient de sa découverte, il décida
très vite de développer le procédé et de domestiquer la moule.

Culture :
la moule est partout
Mollusque bivalve de la famille des mytilidés, la moule, le plus
souvent de couleur jaune, s'abrite sous une coquille noire teintée de
bleu, longue de 5 à 10 cm.
On la trouve aussi bien dans les mers
froides de l'Atlantique et de la Manche que dans les eaux chaudes de la Méditerranée.
On dénombre environ 70 espèces
différentes de moules dans le monde, plus ou moins longues, bombées ou
charnues selon leur provenance.
Plus petite et tendre que celle de
Méditerranée (Mytilus galloprovincialis), la moule commune (Mytilus edulis)
se concentre sur du littoral Atlantique jusqu'à la Manche et la mer du
Nord.
Quant au moules sauvages, dites moules de banches, elles sont
plus petites que celles d'élevage, mais très goûteuses.
Les parcs à moules, les bouchots,
s'étendent sur des dizaines de mètres de pieux en chêne de 4 à 6 mètres
de haut, dressés dans le sable de l'estuaire en vue d'accueillir les
mollusques.
De mai à juin, les naissains, larves de moules, sont
recueillies par les mytiliculteurs grâce à des cordes tendues entre les
piquets de bois.
Ces longues cordes sont ensuite enroulées en spirales
pour former les pélisses, de longs manchons qui seront couverts de jeunes moules 4 mois plus tard.
Ces jeunes moules sont ensuite placées sur les bouchots afin de poursuivre leur croissance au gré des vagues.
Grâce au byssus, le filament que l'on retrouve sur sa coquille, la moule s'accroche aux rochers comme aux piquets des bouchots.
Si
les conditions climatiques le permettent, les premières moules pourront
être récoltées dès le début de l'été l'année suivante, 2 ans plus tard
si l'élevage s'effectue dans les eaux froide du nord de l'Europe.
Il
existe également d'autres techniques d'élevage en fonction des zones
géographiques.
Dans certaines régions où les bouchots n'ont pu être
installés, des cultivateurs ont développé un élevage à plat.
Certains vont même jusqu'à produire les moules en pleine mer
sur des installations équipées de flotteurs, qui offrent une production
globalement plus saine car moins exposée de la pollution du littoral.
Bien que l'élevage de moules en France garantisse une production
importante, le marché français gourmand en importe en provenance des
principaux producteurs européens que sont la péninsule ibérique, les Pays-Bas ou l'Italie.

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Les moules se vendent au litre ou au poids, le plus souvent conditionnées en paniers ou en bourriches.
On les trouve également en vente en boîte de conserve, comme le thon, natures ou préparées à la tomate.
Si vous les achetez fraîches, veillez à ce que les moules soient bien fermées.
Il ne faut pas oublier qu'elles passent leur existence à filtrer de l'eau, ce qui fait d'elles des corps particulièrement sensibles à la pollution marine.
Normalement, chaque bourriche ou panier porte la marque d'un contrôle vétérinaire effectué en amont afin de déterminer si les moules ne présentent aucun danger pour le consommateur.
Pour reconnaître une moule fraîche et bien vivante, il suffit de cogner légèrement sa coquille ouverte et l'observer se refermer lentement.

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La moule se consomme tout au long de l'année.
Les nombreux sites d'exploitation mytilicoles dispersés dans le monde offrent une production continue à tous les amateurs de l'"huître du pauvre".
Ce sobriquet, un peu péjoratif il est vrai, doit évidemment plus à la profusion du produit et à son prix abordable qu'à son goût parfois un peu rustre.
Extrêmement populaire en France, la moule l'est au moins autant chez nos voisins européens. Chaque année, la Grande Braderie de Lille en est d'ailleurs
l'illustration parfaite avec 400 tonnes de moules englouties en deux jours par les badauds.
Les Belges qui préfèrent la moule marinière, cuisinée au vin blanc et servie avec des frites, ont même
fait de cette association réussie l'un des symbole de la gastronomie du
plat pays.
En Espagne, on la retrouve fréquemment en garniture de la paella
lorsque celle-ci combine viande et fruits de mer.
En plus de ces spécialités, en France, on aime à la déguster également
en omelette, en gratin, en friture ou à la crème dans la fameuse mouclade.
Avant de les préparer, il est important de veiller à éliminer toutes les moules entrouvertes. Retirer les filaments et toutes les impuretés accrochées à la coquille, en les brossant et en les grattant sous un filet d'eau.
Plutôt que de s'escrimer à retirer les filaments avec les ongles, pensez à utiliser la partie "grattoir" du dos de l'éponge directement sur la coquille de la moule.
Par ailleurs, ne jetez pas ces filaments, car ils parfument à merveille le jus de cuisson des moules.
Pour cuire les moules, il suffit de
les placer dans une sauteuse ou une cocotte à couvert sur feu doux, après les avoir mouiller au vin blanc.
Attention à bien surveiller la cuisson, car les moules ont vite fait de sécher, et deviennent alors caoutchouteuses. Les moules sont prêtes dès qu'elles commencent à s'ouvrir.
En attendant de les servir ou de les utiliser pour une recette, il est recommandé, juste après la cuisson, de conserver les moules dans leur jus pour empêcher qu'elles ne se déshydratent.
En fonction des recettes, la quantité de moules à servir par personne varie sensiblement. En général, pour des moules servis marinières, on compte un bon kilo par personne.
Et, au lieu de se servir d'une fourchette ou de ses doigts, servez-vous d'une coquille de moule vide comme d'une pince afin de déloger le mollusque de son abris.
En plus d'être pratique, cette technique ludique amusera les enfants.

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Comme tous les fruits de mer, les moules possèdent une durée de conservation limitée.
Fraîches, elles se conservent environ 3 jours, recouvertes d'un linge humidifié.
Décortiquées et cuisinées, leur péremption prend effet environ 48 heures après la cuisson. Sinon, les moules peuvent supporter la congélation durant 3 mois, baignées dans leur jus de cuisson.

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